Jouvre les yeux en panic, pensant que je suis à la bourre et quil faut que je mactive, lorsque je maperçois que je ne suis pas dans mon lit. En fait, je ne sais pas ou je suis, pourtant hier soir, je nai pas picolé. Sans bouger, je regarde autour de moi. Mes pieds dépassent du lit, je ne reconnais pas cette chambre. Le sol est en terre, il y a un petit brasero dans un coin, une table avec un banc ainsi quune petite commode avec une bassine dessus.
Je me lève avec du mal car je suis tout cotonneux et je me dirige vers la bassine. Elle est pleine deau. Je masperge le visage deau, elle est glacée. Je ferme les yeux pour reprendre mes esprits et pour réfléchir sur ce qui cest passé hier, pour que je me retrouve ici, mais jai une migraine de ouf.
_ Bonjour, bien dormi ?
Je me retourne très lentement en scrutant la pièce, mais je ne vois personne. Un mouvement dans le coin attire mon regard, dissimulée dans lombre, une personne est assise. Elle se lève et sapproche de moi doucement, et au fur et à mesure quelle sort de lombre, je maperçois que cest une vieille femme.
_ Qui êtes-vous ?
_ Je mappelle OTOMI, Epizy OTOMI.
_ Salut, moi cest Troyka. On est ou ici ?
_ Ici, cest là.
_ ???
Elle sort une petite fiole de sa poche et me la tend.
_ Tiens, bois ça et tu te sentiras mieux après.
Je la prend et ôte le bouchon, je lapproche de ma bouche et là, la pire odeur que je nai jamais sentie.
_ Cest quoi ce truc, cest du musc de charnier ou quoi ?
_ Cest du jus dhuîtres, cest un très bon remède, tu iras mieux après lavoir bu.
Je regarde la fiole, le liquide dedans est brun, je la porte à ma bouche avec dégoût et bois tout dune traite.
_ Pouah ! Cest infect !
_ Plus ce nest pas bon et moins cest inefficace.
Je sens une chaleur qui se diffuse dans tout mon corps et rapidement, mes forces me reviennent. En quelques minutes, le remède a complètement agit.
Elle me prend par le bras et mentraîne vers la porte, je suis obliger de me baisser pour passer. Dehors, je suis ébloui par la lumière du jour, pendant que je cligne des yeux pour mhabituer au contraste, je respire à fond et une odeur de terre humide et de feuilles en décompositions remplie mes narines. Habitué à la lumière, je vois que nous sommes dans une petite clairière, à lintérieur dune forêt. Il y a juste un potager sur le côté de la maison. Je me tourne vers la vieille femme et lui demande comment je suis arrivé ici.
_ Je tai trouvé en ramassant du bois, tu étais inconscient alors je tai porté jusque chez moi.
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